Google-Translate-French to English Google-Translate-French to German Google-Translate-French to Italian Google-Translate-French to Spanish Google-Translate-French to Japanese Google-Translate-French to Korean Google-Translate-French to Russian Google-Translate-French to Hungarian Google-Translate-French to Portugal Google-Translate-French to Swedish Google-Translate-French to Danish Google-Translate-French to Greek Google-Translate-French to Dutch Google-Translate-French to Romanian Google-Translate-French to Chinese (Simplified)
Festival St Aignan 2013 : Froid mais chaleureux !…

Vous l’aurez compris, en ce week-end de la Toussaint, pardon pour le lapsus, de l’ascension, le temps n'y était pas ! Dommage! Comme dit son directeur artistique, le principal pilier, Christophe Minier: "Effectivement, nous nous sommes un peu gelé les miches, mais la pluie nous a épargné"… Le déroulement du festival dépend aussi de la météo : Comment faire dans ces conditions pour improviser des pique-niques et des boeufs sur la petite île sur le Cher qui est un lieu idéal, ou sur quelque terrasse de café restaurant découverte sous un ciel menaçant… Comment lézarder au soleil, entre les classes de maître et les concerts du soir ? St Aignan sur Cher est une superbe ville médiévale, et à la fois très sympathique. J’étais arrivé deux jours avant le festival pour, enfin, aller visiter le zoo de Beauval (certainement le plus beau zoo de France) pour voir entre autre, les pandas géants, responsables des hôtels pleins deux à trois mois avant… Nombreux sont ceux qui se sont fait avoir, malgré mes messages d’avertissement sur les sept principaux forums Internet d’harmonica, sur mon blog, sur Facebook… Certains habitués ont rebondi en louant un gîte à partager à six ou sept : Une solution très sympathique et conviviale… J’étais convié à la fois chez Charles Sempéré (qui a rédigé compte rendu de Harmoliège), et chez Roger Trobridge qui fût ces douzes dernières années le numéro un de la « Nationale Harmonica League » (un o façonne largetéopeu le H2F Britannique). Il y est toujours très actif aussi pour la revue « Harmonica world » qu’il continue à gérer, mais plus encore…Son remplaçant Ben Hewlett à pris le relais. Passer derrière quelqu’un de la qualité de Roger c’est beaucoup de pressions...

Le fait que Roger revienne avec sa femme était un très bon signe… Mes contacts avec eux sont nombreux et très riches; et je ne désespère pas de voir mon initiative d’agenda événementiel d’harmonica apparaître là bas sous l’impulsion de Roger: De toute évidence, c’est en route…J’ai vu l’agenda pilote qui est dans le même esprit que le nôtre (qui est tourné vers la francophonie). Nos visites réciproques des uns chez les autres, par le biais des festivals, sont de nature à favoriser ce genre d’initiatives, pour faire avancer des choses positives pour l’harmonica et les fans d’harmonica… L’ouverture sur les autres est un bon terreau pour le futur, la créativité, le partage d’idées et d’expériences, de contacts…

Le mauvais temps, les hôtels complets, l’affiche source de préjugés chez certains (qui ont reconnu s’être trompé ensuite), un conjoint un peu jaloux de l’harmonica, la crise « encoooore » : sont autant de facteurs qui auront découragé quelques habitués de revenir cette année. Au premier abord certains étaient déçus de ne pas revoir le copain d’il y a deux ans. Mais ce sentiment fût très vite effacé par les nouvelles rencontres, car nombreuses furent les nouvelles têtes. Nicolas Robert de Belgique qui m’a fait confiance et a fait le plein de nouveaux amis; il est venu avec un polaroïd dont il tirait de superbes clichés noir et blanc, en rajoutant une touche bien sympa. Il a adoré ! Léonid et Alona Nagaeva, un père et sa fille sont venus de St Pétersbourg en Russie. J’avais croisé Léonid à Bristol, car il fait le tour des festivals européens… Il avait juste un sac à dos 50l comme bagage, dans lequel un ukulélé de la forme d’un manche de guitare avec petit amplificateur attendait la première occasion pour sortir et participer très activement aux bœufs acoustiques… Depuis leur retour en Russie, ils continuent d’échanger des messages avec des festivaliers. Il y avait aussi « Nadi », une harmoniciste venue à vélo de Nantes !

Un de mes grands plaisirs était de voire Antoine Le Roux parmi les festivaliers, et la rapidité à laquelle tout le monde l’a adopté. Il m’a valu tout au long des trois jours la même question : « C’est qui le p’tit jeune qui joue du chromatique ? C’est vraiment un bon, quel plaisir de l’entendre jouer ». Je préfère laisser Antoine vous donner son ressenti de ses trois jours passés à St Aignan, mais le voir à cet endroit était pour moi un signe d’espoir, une petite flamme qui se réanime : voire plus de familles d’harmonica venir à ce festival, dans ce « lieux sacré de l’harmonica », comme le présentait si bien Jean-Jacques Milteau au début de son concert… J’aurais voulu moi-même revenir au festival de H2F, tombé par un malheureux hasard, le même week-end... (Vive la communication)

A la base, « Harmonicas sur Cher » se voulait être un festival de musique avec l’harmonica comme fil rouge. L’harmonica est présent dans 90% des morceaux des concerts. Au fil des années, force à été de constater que ce festival a un petit rôle social, qui est de réunir les harmonicistes ou les « harmophiles » de France et de Navarre ; cela une fois tous les deux ans. Vécu sur place, c’est très fort ! C’est un lieu où l'affectif prime sur l'harmonica.

A tel point qu’on y voit aussi de « tendres  rapprochements »… Les mots et expressions qui reviennent souvent à propos de « Harmonicas sur Cher »: Musique, chaleur humaine, partage, belles personnes, festival de rencontres, incroyable, "pas été déçu", "trois jours mémorables", "bilan humain excellent"… Christophe Minier dit lui-même « C'est assez marrant de constater le nombre de personnes qui me félicitent pour les concerts qu'ils ont vus, pour l'ambiance si cool et  la très bonne impression que laissent les festivaliers pendant ces trois jours. ».

En tant que festivalier, je confirme que même hors saison, les gens de ce village nous reçoivent très bien, se souviennent de nous ! Toute l'équipe de bénévoles, des locaux ou d’anciens locaux qui « réembauchent » pour l’occasion, donne le meilleur d’elle-même ! Les échanges avec les festivaliers et les artistes sont excellents. Ce festival ce n’est QUE du positif au plan humain. Cette année le temps fût froid contrairement aux précédentes éditions, mais l’ambiance tellement chaleureuse… Tout le monde en repart toujours plein d’énergie positive…

Je passe rapidement sur l’affiche qui était excellente, car il importe plus de faire passer un message… Voyager, fréquenter de nombreux événements « harmonicals », échanger beaucoup, bien connaître l’actualité: tout cela rend exigeant. On ne s’emballe plus ! Il faut insister sur les choses positives pour faire avancer le « schmilblick ». Le positif attire le positif, quant au négatif… On aimerait tirer les leçons du passé, quoiqu’en regrettant de ne pas bénéficier de plus de retours d’harmonicistes plus âgés. Si le prix à payer (hormis celui des déplacements) est un niveau d’harmonica qui n’avance plus faute de temps pour pratiquer, l’aventure est passionnante... Bien jouer c’est bien, mais est-ce qu’une autosatisfaction suffit pour servir la communauté au point d’en savourer des résultats ?…Et après que se passe-t-il ? Ou que ne se passe t’il pas ?... Plus on est d’actifs dans ce sens, mieux c’est !

L'affiche proposée à fait reculer certains, mais à tort ! Ce qui me fait écrire cela, sont les retours pendant et après l’événement, de festivaliers qui m’avaient manifesté leurs inquiétudes en privé avant le festival. Christophe à un bon flaire en matière de musique... Il se trompe rarement, l’expérience aidant... C’était aussi suffisamment varié... Même les premières parties, furent toute brillantes : Roll Pignault avec Mathieu Pesqué et son « picking » magistral entre blues et folk, le « feeling » qui se dégage et l’enchevêtrement des voix sensuelles, l’harmonica en accompagnement toujours très à propos…  Les suisses de « L’Ironie du Son » et leur musique à connotation africaine et orientale avec Guillaume Lagger à l’harmonica : leur musique est le fruit de longs bœufs avec des instruments de percussions vus nulle part ailleurs tels que des entraves métalliques utilisées par le passé pour les esclaves et détournées pour une utilisation bien plus noble qu’est la musique.

Le coup de coeur du festival fût le couple anglais Phillip Henry et Hannah Martin à l'applaudimètre, la surprise pour beaucoup et encore une première partie : celle de Jean-Jacques Milteau, pour terminer le festival dans un véritable bouquet final très réussi... Un dobro maîtrisé à merveille, un violon, un banjo, un harmonica mêlé avec du beat box, le chant avec la voix de fée de Hannah. Leur musique nous faisait voyager de l'Inde aux rythmes des chansons traditionnelles britanniques. Je ne suis pas franchement fan de beat box avec l’harmonica habituellement, préférant le « Wooping » à la sauce Sonny Terry, mais là je dois dire que Phillip est un virtuose à la fois du dobro, de l’harmonica (diatonique) et de ce fameux beat box qui apporte un plus monstrueux !  Il m’a donné envie de m’y mettre, en suivant les conseils de sa classe de maître qui fût aussi passionnante !... Ma petite fierté réside dans le fait que j’ai attiré l’attention de Christophe Minier sur ces deux là, et qu’il m’a fait confiance : un fruit de mon précédent déplacement à « NHL Bristol » où les britanniques me les ont fait découvrir… Phillip et Hannah étaient ravis ; l’ambiance était tellement énorme qu’on a du allumer la salle pour laisser Hannah (qui parlait français) nous prendre en photo, pour ses parents et ceux de Phillip …Elle est repartie avec un énorme bouquet de fleurs derrière lesquelles on ne la voyait plus.

Bien sûr, le concert final de JJ Milteau avec « Considération » a été parfait et a fait salle comble au point de refuser du monde. Mais les soirs précédents étaient aussi plus remplis que lors de la précédente édition. Les autres deuxièmes parties étaient aussi très professionnelles avec l'énergie de « Shake your Hips » qui venait de représenter la France à « l’International Blues Challenge » de Memphis. Je vous recommande d’ailleurs le CD qu’ils ont enregistré aux studios SUN de Memphis. Jean-Marc Henaux accompagne Alain Giroux quand il n’est pas avec Shake Your Hips (cet autre CD est aussi très bon)…    

Ben Toury, quant à lui, m’a époustouflé par sa virtuosité, son humour entre les morceaux ; il me rappelait un peu animateur radiophonique des années 60 qui présentait le morceau suivant en nous faisant voyager dans le temps. Tenez-vous bien ! Il jouait à la fois de l’harmonica et du piano ! Je n’avais jamais vu jouer du piano d’une main et de l’harmonica basse de l’autre…mais pas dix secondes ! Essayez donc de tenir un gros harmonica basse classique d’une main en jouant du clavier pendant plusieurs minutes ; il faut faire de la musculation … Benoît joue depuis l’age de 11ans en publique.  Il nous a fait un Boogie hyper rapide et parfait, sur le dos (les bras croisés pour le truc).

Le samedi après midi,  c’est Philippe Ménard, l’homme orchestre qui a joué en même temps, de la guitare, de l’harmonica, de la batterie et autre percussion et chanté dans une salle survoltée. Il a réellement enflammé le public de la Prévôté, tous ages confondus… Puis tout le monde s’est pressé d’aller remplir l’église où jouaient "Quand l'orgue à bouche rencontre grand-mère" : Un chromatique et une contrebasse pour la traduction. Cela signait le retour des concerts acoustiques à l'église avec un répertoire très pointu, voire osé à mon avis ! Le duo Devineau – Mandret…. Comme le disait un festivalier, il faut le faire de jouer du Telemann au chromatique !... J’ai eu quelques pensées pour la plupart d’entre vous qui auriez adoré…

Autre surprise de cette édition. A la suite du dernier concert du samedi soir, tout le monde se précipite au traditionnel bœuf de clôture (il y a des bœufs tous les soirs ; en journée ça dépend plus des festivaliers). Cette année, un set de musique traditionnel s’est improvisé dans la grande salle du concert où les bénévoles s’affairaient à démonter la scène, sous l’impulsion de Phillip Henry et Hannah Martin (à croire qu’on les a mis à l’aise). Il parait que c'était la première fois qu’ils jouaient pour des danseurs… Vu l'engouement, un set Trad. pourrait bien apparaître lors des prochaines éditions du festival. Cela répondait aux fans de musique traditionnelle qui trouvaient qu’il y en avait moins cette année. Pourtant Bruno Kowalczyk, le spécialiste français de musique traditionnelle québécoise nous a fait la surprise de passer le vendredi et de jouer plusieurs morceaux… Certains ne le connaissaient pas, curieusement, mais ont été immédiatement séduit par son jeu à l’harmonica trémolo et son jeu de pieds (podorythmie).

Cette année il y a eu trois classes de maître. Celle de Phillip Henry dont j’ai déjà parlé, puis Michel Herblin qui a fait jouer les élèves sur des airs hors du blues, pour leur faire explorer d’autres sentiers où le paysage acoustique n’est pas moins plaisant… Rien que de jouer sur des airs sculptés par Michel, c’est une méthode d’harmonica en sois ! On y trouve toutes les difficultés, et toujours dans la recherche de belles interprétations tout en finesse... La troisième classe de maître était tenue par Marko Balland sur l’amplification. Marko est réputé pour son jeu rock, ses effets…même les américains lui font traverser l’atlantique pour leur montrer son précieux savoir. Bien sure, jouer amplifier demande un bon son personnel, sans quoi tous les défauts sont multipliés par dix au point de faire fuir le publique, ou simplement ne pas l’attirer. Il m’a semblé que le courant passait très bien entre lui et Antoine…

Le groupe Chilli dogs, venu d'Orléans à assuré les trois bœufs nocturnes plus un apéro concert. Ils ont beaucoup donné. Dommage que les festivaliers aient été si timide surtout le premier soir. Étant au premier plan avec mon appareil photo j’étais certain de passer, même sans demander… Mon copain Nicolas Robert, de Belgique où l’harmonica est relativement moins présent, a été comblé car il s’est même retrouvé à partager le micro avec Marko Balland.  Bruno Lesimple l'harmoniciste du groupe, est un habitué des stages de Blues à Châteauvieux. La dernière fois je l’ai vu en train de recevoir un prix avec son groupe « Hobo », au tremplin Blues sur Seine qui récompense chaque année les six ou sept meilleurs groupes de blues amateur de France sur prêt de 80… Leur CD qui vient de sortir confirme d’ailleurs l’excellent niveau du groupe « Hobo ». Cette année il y a donc encore eu des concerts improvisés aux terrasses des cafés (moins à cause du temps) et l'ambiance nocturne n'a pas faillit à sa réputation car on s'est plutôt couché à 3h00 du matin en moyenne, donc plus tard pour certains...

Concernant les retours du festival : Les forums de discussions sont restés quasi muets ! La raison en est simple. La page du festival sur Facebook a été très active tout au long du festival et ouverte à tout le monde. L’information était donc en direct avec de magnifiques photos, des vidéos et de très nombreux commentaires, avant, pendant et après l’événement… Une grande première ! Sur Internet (qui est encore tout jeune et pas encore mature), il faut savoir s’adapter en permanence ! Le mutisme des forums n’est donc pas si négatif car il s’explique par l’extrême dynamisme dans le reportage permanent sur le festival. Même le responsable de la communication Internet de la SPAH aux USA à demandé des retours pour partager …

En conclusion : Un mauvais temps, mais un bilan humain excellent, tout comme le bilan artistique. Côté finances, la fréquentation fût tellement bonne, qu’un excédent de 3000€ sur un budget de 40000€ a été dégagé. C’était une édition primordiale pour l'avenir du festival, car si la fréquentation avait encore baissé (« la criiiise »), Christophe Minier aurait arrêté. Le festival ne peut se faire sans lui, les bénévoles le suivront autant qu'il le faudra... Il y aura donc très certainement une nouvelle édition du festival en 2015. Mais tout repose sur l’avis du conseil d'administration de l'Association Médiator… Rendez-vous est pris pour  le stage de musique d’ensemble Blues à Châteauvieux le samedi 28 Septembre 2013. Ca vous tente ?... Je recommande !... N’attendez pas pour l’hôtel !...

Facebook : https://www.facebook.com/pages/Festival-International-Harmonicas-sur-Cher/

D’autres photos : Sélection de mes photos et  Sélection de  photos de Pascal Avenet

Au moment ou je met en ligne cet article, je viens de recevoir le CD  « MYND » que Phillip et Hannah vendront dans 3 ou 4 mois... C'est un vrai régal ! Magnifique... Surveillez bien l'agenda Francophone d'harmonica car ils viennent en même temps de m'annoncer le retour en France en Septembre pour 3 dates ! A suivre...

Partage Facebook
Partage Twitter
Partage Google+