Google-Translate-French to English Google-Translate-French to German Google-Translate-French to Italian Google-Translate-French to Spanish Google-Translate-French to Japanese Google-Translate-French to Korean Google-Translate-French to Russian Google-Translate-French to Hungarian Google-Translate-French to Portugal Google-Translate-French to Swedish Google-Translate-French to Danish Google-Translate-French to Greek Google-Translate-French to Dutch Google-Translate-French to Romanian Google-Translate-French to Chinese (Simplified)
Visite à nos amis Britanniques au festival de la NHL à Bristol

L’entente cordiale au son de l’harmonica

 

NHL2010image001Le magazine de décembre/janvier de la « National Harmonica League » titrait que la France avait envahie Bristol… Je confirme  ! Nous partîmes à cinq et deux autres français étaient déjà en observation sur place ! J’avais moi-même fait une brève incursion sans camouflage pendant deux ans... Et dire qu’il nous a fallu presque 1000 ans pour y parvenir ! Cela méritait minimum un article !...

Pendant 3 jours d’occupation « intensive » c’est nous qui avons été réellement conquis par les habitants du Royaume Unis. Certains nous ont même proposé cette idée RE-VO-LU-TIO-NAIRE : Pourquoi pas une entente cordiale ?!... Il me semblait qu’il s’agissait d’une longue histoire commencée il y a longtemps déjà ! Mais alors ?!??... Les harmonicistes seraient donc en retard ?...

Voici un bref compte rendu du Festival NHL de Bristol qui a eu lieu ce weekend end du 29 au 31 Octobre 2010.

Quelques mois avant le festival j’échangeais déjà des messages avec Roger Trobridge. C’est l’équivalent d’Alain Chaulet pour Harmonicas de France. Il est extrêmement actif et moteur au Royaume Unis depuis plus de dix ans déjà ; il m’avait mis en contact avec Julio Rêgo (Brésil) cette année… C’est lui qui m’avait  conseillé à mon arrivé à Londres en 1998 pour trouver un de ces lieux de rencontres comme on essaie d’encourager et de développer en France. M’y étant pris un peu tard pour Bristol, Roger à fait en sorte que je loge avec les bénévoles du festival à l’hôtel Bristol aux frais de la NHL ! La grande classe !... Dave Taylor, qui est à la fois un fan d’harmonica et un très bon pianiste m’a accueilli avec lui dans une chambre transformée en double pour l’occasion. J’ai peu dormi, non seulement pour les Bœufs mémorables qui avaient lieu dans ce même hôtel mais pour les discussions passionnantes que nous avions tous les deux jusqu’à pas d’heure !... Dave rendant sa clef aux réceptionnistes hilares: « I have to complain about this man » … La bonne blague bien sûr car l’entente fut très bonne, avec tous les festivaliers !... Si je m’appliquais à ne pas trop brutaliser la langue de Shakespeare, certains me montraient leur bonne connaissance de la langue de Molière. Ceci est un message à peine subliminal pour encourager les français à vaincre leurs timidités et à rendre visite à nos amis britanniques aussi souvent que possible, sans prétexter une quelconque barrière de langage ! La musique c’est international, c’est magique et vous ne le regretterez pas ! Combien même vous mimeriez ce que vous avez à dire sachez que les britanniques sont aussi impressionnés mais contents à l’idée de pouvoir partager avec des gens de chez nous…

Le hasard a voulu que nous soyons dans le même vol, Rachelle Plas, Gilles Sonnois son talentueux bassiste et Virginie Leroux ainsi que Olivier Ker Ourio. Arrivés à l’aéroport de Bristol, le vendredi soir, Roger qui gérait une fois de plus l’organisation du festival avait essuyé quelques difficultés suite à l’indisponibilité de dernière minute de quelque bénévole malade ce jour-là. C’est donc un taxi qui nous a amené directement à l’hôtel où Roger nous attendait sur le pas de la porte. C’est là une illustration pour montrer à quel point les problèmes sont les même au Royaume Unis, comme en France ou en Belgique. Il y a toujours quelques personnes très méritantes que l’on ne remercie jamais assez d’être là mais peut-être pas assez… des personnes sans qui il n’y aurait plus rien sinon quelques harmonicistes isolés en recherche d’autres harmonicistes avec qui partager. Roger, Dave, Phil, Barbara et les autres bénévoles ont dû composer avec les imprévus et l’ont bien fait !...

La NHL étant très dispersée sur le territoire du Royaume, ils profitent du Vendredi du festival pour se réunir en assemblée générale. Suite à quoi Roger nous a invités dans un des meilleurs restaurants asiatiques du coin. Il était tellement occupé que je le voyais faire des allers retours entre la table et la « Folk house » où avait débuté le premier « bœuf ». A peine sorti de table, Roger nous a pressés de rejoindre ce lieu. C’est ainsi que Rachelle a été invitée à jouer sur un morceau qui concluait ce bœuf. Les bœuffeurs qui semblaient impatients de la voir jouer lui ont fait une ovation debout. Ça commençait fort ! Les réactions au jeu de Olivier Ker Ourio le lendemain matin lors de sa classe de maître furent au moins aussi intense !...

Chaque soir, à commencer par le vendredi, s’achevait à l’hôtel Bristol : un lieu où la première réaction pourrait être de regarder s’il faut utiliser des patins, avec un piano joué dans la journée par un vieil homme très classe. Ce luxueux et très accueillant hôtel renouvelle tous les ans son souhait de continuer à accueillir les fins de soirées du festival... Chose surprenante : le nombre d’harmonicistes se relayant au piano, Dave, Bertram Becher de Seydel, etc… Mais qu’est ce qui peut donc expliquer qu’en France aussi peu de monde soit capable de jouer du piano ? De plus les musiciens s’écoutaient jouer, dans le respect que tout musicien peut accorder à ses semblables. Chose que je ne constate que trop rarement dans les bœufs en France, comme en Belgique ou en Espagne… 

NHL2010image003Quel bonheur de voir des pointures telles Mick Kinsella, Brendan Power, David Barrett et j’en passe, se joindre au bœuf… de me voir invité par Dave Taylor, avec qui je partageais le logis, qui s’installait au piano pour « tourner » quelques grilles et de voir Brendan dans la foulée venir s’installer à côté de moi pour « taper le bœuf » avec nous !... De nouvelles rencontres avec de nouveaux copains de l’autre côté de la manche ; guitares, mélodéons, harmonicas diatoniques et chromatiques tous ensemble et en superbe entente …

La journée du samedi fût aussi pour moi l’occasion de découvrir une ville très belle et agréable, une population cependant habillée bizarrement si on oubliait la date : « Halloween ». A Bristol vous croisez en cette période des Frankenstein, des gens avec des haches ou des poignards plantés dans le dos, couverts de sang, en lambeaux, des zombis, des peluches humaines géantes…et des harmonicistes jusqu’à l’embarquement à l’aéroport !...

Mais j’étais venu pour le festival, pour rencontrer les britanniques dans leur environnement, faire des parallèles avec ce que je connais ailleurs, satisfaire ma curiosité, apprendre aussi avec une très forte envie d’ouverture aux autres tant elle me semble indissociable de la musique…

A la « Folk house » on trouvait ainsi des classes de maître, toutes gratuites, des vendeurs de méthodes et d’harmonicas, le stand Seydel où le grand patron était présent, la collection d’harmonica la moins surveillée que j’ai connue (quelle confiance !), un concours d’harmonicas… Je dois résumer tant il y aurait à dire.  Rachelle, assistée de Gilles, en a profité pour faire ses deux premières classes de maître qui ont eu beaucoup de succès ! Olivier a  joué quelques morceaux sur invitation des élèves, après nous avoir montré entre autre sa façon de visualiser les notes quand il joue. Brendan nous a fait découvrir le fameux Powerbender ; James Dolan nous a indiqué les bases pour bien commencer à jouer du chromatique ; Will Greener a donné des bases indispensables pour de bons solos… Je ne peux tout citer. Simplement, il y en avait pour tout le monde.

Le soir du samedi se déroulait le grand concert. Cette année les principaux artistes furent le jeune espoir britannique Jack Fuller, Jon Vaughan, David Barrett, Frank Semus, Alan Glen, Brendan Power avec Mick Kinsella, Rachelle Plas et Olivier Ker Ourio. Ce fût une très belle soirée pour laquelle je ne m’étends pas plus tant il y aurait encore à dire… Dommage si vous l’avez ratée car vous auriez aimé, sans aucun doute !

Le dimanche invite à de nouvelles classes de maître, mais permet aussi à ceux qui veulent de monter jouer sur scène, de 3 à 85 ans et même au-delà !... Je crois que Frank Semus en photo ci-dessous était le doyen…

A notre départ, Olivier nous comptait ses bons souvenirs du célèbre pont suspendu de Bristol et nous autres étions un peu déçus de ne pas l’avoir vu de prêt. C’est ainsi que Roger Trobridge nous a fait la surprise de prier le taxi du retour de nous y faire passer… La campagne locale est  pleine de charme !…

  Allez donc faire un tour à Bristol l’année prochaine, vous ne regretterez pas le voyage !... J’espère bien de mon côté voir aussi des amis britannique venir à l’un de nos festivals en France. Je n’oublierai jamais leur accueil et suis impatient d’y retourner en tachant d’y passer un jour ou deux de plus !…

 NHL2010image005

Partage Facebook
Partage Twitter
Partage Google+