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Entretien avec Guillaume Robin

Guillaume Robin - Mai 2014Quand on parle d'harmonica dans la région de Cholet, nombreux sont ceux qui pensent de suite à Guillaume Robin.
Je ne sais plus très bien comment je l'ai connu; je crois que c'est Sébastien Charlier qui m'en avait parlé. Très vite j'ai découvert un artiste sympathique  et extrêmement actif pour la scène du spectacle. Nous avons échangé via Internet pendant quelques années, guettant l'instant où il viendrait jouer dans mon petit coin de Sarthe, un week-end, faute de passer sur Paris. Il attirait aussi l'attention d'artistes du monde entier, sensibles aussi à ses vidéos clips très bien faits, réalisés et diffusés par lui-même.
Depuis quelques années je voulais accomplir cet entretien, pas mal pour son profil très intéressant: Une double compétence d'artiste musicien et programmateur de spectacles. Une vision des deux côtés de la scène, des spectacles, de l'organisation...

Patrice Rayon > Comment as-tu commencé la musique?
Guillaume Robin > J'étais attiré par la musique depuis ma plus tendre enfance mais j'ai réellement débuté l'apprentissage musical via l'harmonica diatonique vers 12-13 ans de manière autodidacte. J'étais alors en sport-études tennis de table et j'avais besoin de moments d'évasion en dehors de ma scolarité et du sport.

PR > Des influences ? Peut être aussi dans ton entourage proche, familial, copains...
GR > Même si je n'étais pas dans une famille de musiciens, mon père, sans le savoir vraiment, a eu une influence indiscutable sur ma culture musicale. Il écoutait énormément de musiques des années 50', 60' et 70' sur 33 tours. J'ai donc écouté beaucoup d'artistes de ces époques durant mon enfance. A la maison nous passions aisément de la musique classique à la soul des années 70', du blues des années 50' aux artistes français des années 60', etc. Mozart, Saint Saens, les chants grégoriens, Vivaldi, Bob Marley, Otis Redding, Les Shadows, Them et Van Morrison, The Animals, Charles Aznavour, les Rolling Stones, Pink Floyd et j'en passe, sont des artistes qui ont autant ponctué mon enfance des années 80 ' que les artistes à la mode à l'époque.

PR > D’où te vient ton intérêt pour l’harmonica…
GR > Mon intérêt est le fruit du pur hasard. Ma rencontre avec l'harmo est banale. Comme je l'ai précisé plus haut, vers 12-13 ans je voulais pratiquer un instrument mais je n'avais pas trop de temps avec le sport. Je me suis retrouvé avec une méthode d'harmo de JJ Milteau dans une main et un Marine Band dans l'autre. J'ai dû insister un peu plus que la majorité des débutants. J'ai très vite aimé ce rapport intimiste et personnel avec l'harmo. C'était d'abord une pratique purement égoïste pour me retrouver seul et tranquille

PR > Harmoniciste c'est une activité en plus de ton travail? Mais ton travail est aussi dans le domaine artistique ? Tu veux nous en parler ?
Guillaume avec Sugarray RedfordGR > Je ne dirais pas cela comme ça. J'ai toujours considéré avoir deux activités professionnelles pour lesquelles, en général, je suis rémunéré. Je suis artiste et programmateur (musique, danse, jeune public, arts croisés, humour, théâtre, etc) pour le Théâtre Saint-Louis de l'agglomération du Choletais.
La seconde activité a pris le dessus en termes de temps passé et de responsabilités mais je continue à jouer beaucoup... paradoxalement peut-être plus qu'avant d'ailleurs. C'est une question d'organisation et de gestion de planning. C'est purement français de considérer que l'on ne peut avoir qu'un métier à la fois pour être reconnu comme professionnel. J'entends parfois la remarque qui consiste à dire que si tu ne fais pas uniquement de la musique pour vivre, tu n’es pas un musicien professionnel. Je suis évidemment en total désaccord avec cette position. C'est ridicule et infondé. D'ailleurs les personnes qui avancent ce point de vue le font souvent pour valoriser et défendre leur unique activité musicale. Allez demander aux américains qui ont une activité alimentaire en journée et qui joue le soir s'ils ne se considèrent pas comme des musiciens pro ? En France, beaucoup d'artistes ont une autre activité pour survivre et la cachent pensant que cela discréditerait le côté pro de leur activité musicale. C'est vraiment un problème franco-français et sociétal.
Personnellement, mes activités  sont utiles l'une pour l'autre puisqu'elles concernent un même secteur. C'est très complémentaire d'être des deux côtés et cela  m'enrichit. Du coup, je pense être assez bien connecté à la réalité du secteur du point de vue " artiste " et du point de vue " organisateur ". Ce n'est pas forcément rassurant en cette période compliquée...

PR > Nombreux sont les artistes musiciens qui avaient une formation scolaire sans rapport avec la musique à l'origine.  C'est ton cas ? Tu as travaillé dans d'autres domaines avant ?
GR > Je suis titulaire d'une maîtrise d'histoire contemporaine. J'ai ensuite passé un Diplôme Universitaire de " Médiation culturelle et patrimoine artistique " pour travailler dans le secteur culturel. Le rapport avec le secteur culturel est assez flagrant sur la fin de mon cursus universitaire sachant que j'ai aussi eu des cours d'histoire de la musique.
J'ai aussi été enseignant en géographie économique et culture générale pendant deux ans auprès de BTS en Commerce International. J'ai adoré ma vie d'étudiant sur Angers. J'avais le temps de pratiquer l'harmo. J'ai longtemps été correspondant aussi pour la Presse Quotidienne Régionale (sport et culture).

PR > A part la musique, l'harmonica, tu as des passions, des activités préférées ? D'autres que tu aimerais faire ?
GR > Des passions assez classiques comme la lecture quand j'ai un peu de temps, le sport le plus régulièrement possible (VTT/course), les amis et puis consacrer du temps à ma petite famille.

PR > Tu n’as pas cité le tennis de table ? … Pourtant je sais que c’est un intérêt commun que tu as avec Sébastien Charlier ! Je vous imagine à jouer ensemble aussi bien sur scène, sinon au tennis de table ?…
GR > J'ai pratiqué le Tennis de Table durant une bonne quinzaine d'années dont certaines en sport études à un niveau assez élevé (championnat de France individuel et par équipe). Après le Bac, mon intérêt s'est estompé sachant que les contraintes étaient assez lourdes pour se maintenir à un certain niveau. De plus, je me défendais bien mais il me manquait probablement le petit " plus " pour faire carrière. Et puis la musique (dont l'harmo) prenait de l'importance. Je ne pratique plus ce sport aujourd'hui. C'est en effet un point commun avec Sébastien Charlier qui pratique peut-être toujours aujourd'hui? Pour avoir échangé avec lui lors de notre rencontre, il jouait aussi à un niveau très intéressant. C'est curieux ce parcours parallèle et cet intérêt similaire pour le tennis de table et l'harmo sachant de surcroît que l'on doit être du même âge à un an près. Je ne prétendrais pas avoir sa virtuosité à l'harmo et pour le tennis de table, nous ne nous sommes jamais rencontrés.

PR > Tu as eu des références prédominantes côté harmonicistes, autre musiciens (groupes etc...) ?
Mister Joss en scèneGR > J'ai découvert le blues grâce à l'harmonica et une méthode de JJ Milteau. J'ai très longtemps étudié l'histoire du blues. Mon cursus en fac d'histoire m'y a incité. Forcément mes références premières côté harmonicistes vont tourner autour de ce style. Sonny Terry, Sonny Boy Williamson II, Little Walter, Georges Smith, Paul Butterfield, Big Walter Horton... J'ai eu aussi un faible pour Magic Dick et une curiosité pour l'artiste dans son ensemble qu'est John Popper.
Je n'oublierai évidemment pas JJ Milteau qui est un peu responsable/initiateur de ma passion pour l'harmo. Aujourd'hui c'est l'univers d'un harmoniciste qui m'intéresse bien plus que sa technicité qui, pour moi, n'a aucune utilité seule. C'est de l'ordre du ressenti mais il faut que cela respire, que cela vive. On est pile dans l'artistique et je pense que cela à un lien avec ma recherche quand j'endosse mon rôle de programmateur. Pour illustrer ce que je viens de dire, un harmoniciste-chanteur que j'apprécie particulièrement aujourd'hui est Son of Dave. L'harmo sert son univers foisonnant sans excès, juste comme il faut. C'est un tout. Ca sonne et en live, c'est quelque chose. J'aime beaucoup aussi l'approche musicale de Charles Pasi. Il a indéniablement du talent et fait preuve de créativité dans un
style que j'apprécie. Pour moi et peut-être sans qu'il ne s'en rende compte, il fait beaucoup de bien à notre instrument sans que cela soit démonstratif. L'harmo prend  juste sa place comme il faut. C'est ce qui me plait et que, parfois, certains harmonicistes oublient. Je ne sais pas si je suis bien clair.
Côté autres musiciens ou groupes, j'écoute beaucoup de choses et je vais à de nombreux concerts dans des styles très variés grâce à mon activité de programmateur. Je suis assez ouvert et en citer quelques-uns serait forcément très réducteur. Aujourd’hui, j'écoute moins de blues et d'harmonica. Je porte aussi une oreille très attentive aux artistes rangés dans le large tiroir des Musiques Actuelles/Underground (Ben Howard, Agnès Obel, Sia, The DO, Patrick Watson, Camille, Moriarty, Bernhoft, Selah Sue, Cats on Trees, Hugh Coltman...etc).

PR > Son of Dave. J’aime beaucoup aussi. Je l’ai vu deux fois en concert dont une en plein  air à Vincennes. Tu n’as pas été tenté d’essayer le beat box? Il assure bien dans ce domaine aussi, et pour les bruitages avec l’harmonica.
GR > J'essaie de temps en temps. J'aime ce rapport assez primaire à l'harmo avec les bruitages, le beat box. Cela me fait penser  un peu par exemple à Sonny Terry et ses imitations de chasse. J'ai un projet solo en gestation dans lequel j'aimerais apporter cette touche là. Un jour peut-être...

PR > Es-tu autodidacte ?
GR > Je suis un complet autodidacte. Je n'ai jamais pris de cours d'harmonica.

PR > As-tu suivi des stages de musique ? Parfois c'est aussi l'occasion d'en faire découvrir à ceux qui lisent les entretiens...
GR > Non aucun

PR > Tu as joué avec un ou plusieurs groupes? Toujours blues?
GR > J'ai joué dans un groupe de hard-rock/métal éphémère à mes débuts.
Opera Rock en 1998J'ai fait partie d'une compagnie qui montait des comédies musicales dans le grand ouest. Moi, modeste harmoniciste, je découvrais un univers bien loin du mien. Au début, j'ai été engagé au pied levé suite au désistement du guitariste et pour l'originalité de l'instrument. J'ai donc participé à une première comédie musicale comme musicien puis les deux suivantes comme chanteur-acteur et musicien. Ce fut une expérience collective très marquante. Je me suis ouvert musicalement et j'ai commencé à regarder la scène comme un tout sans me river sur mon instrument. Le travail avec un metteur en scène me fut très profitable pour la suite. L'harmo était un simple ingrédient parmi beaucoup d'autres. Travailler avec des acteurs, des danseurs, des chanteurs, un metteur en scène, un scénographe, une habilleuse,... bref au sein d'une troupe change votre rapport à l'instrument et le certain nombrilisme qui peut en ressortir.
J'ai joué aussi dans 2 groupes de reprises plutôt rock-folk. Aujourd'hui, je suis avant tout chanteur-harmoniciste au sein du groupe Mister Joss (blues tendant vers la soul, le rock et le funk) même si je fais quelques interventions en marge sur d'autres projets ou pour d'autres artistes.

PR > Tu ne joues pas d'autres familles d'harmonica que le diatonique ?
GR > Je joue un peu de chromatique et du trémolo.

PR > Joues-tu d'autres instruments ?
GR > Je joue aussi des percussions, du clavier, de la cigar box. Le chant est aussi pour moi un instrument à part entière.

PR > Je pense que le chant est certainement plus difficile. On n’est pas planqué derrière un instrument. Et ne dit on pas que l’harmonica est une prolongation de la voix?  Je connais des personnes qui jouent du cigar box, et souvent il leur prend l’envie de se le fabriquer…pas toi? En passant un magasin en vend juste à côté de Major Pigalle…
GR > Oui nous pouvons dire que l'harmo est une prolongation à la limite près que la justesse de la note est parfois plus facile à obtenir qu'avec la voix seule. C'est la lamelle de notre instrument qui fait le travail à ce niveau. Me concernant, la mise en danger est plus flagrante avec le chant. Il  y a moins de retranchement possible. Je le vie vraiment comme une mise à nu.
Fabriquer ma Cigar Box ? Oh que non ! Je ne suis pas un passionné du bricolage. Déjà que le réglage et l'entretien de mes harmos sont des corvées pour moi alors passer à la menuiserie...

PR > Que penses tu de l'évolution de l'harmonica en tant que instrument et aussi des techniques de jeu... par exemple l'engouement pour les overnotes au diatonique...
GR > Vaste question.   On ne peut que reconnaître l'évolution dans le bon sens de l'harmonica et de son " petit "monde depuis les années 50' jusqu'à nos jours. Des contributeurs professionnels ou passionnés ainsi que l'arrivée du web ont aidé à considérer l'harmo comme un instrument à part entière et à le développer. On ne peut s'en plaindre. Il a une place bien à lui et se regarde peut-être un peu moins comme un jouet qu'auparavant. Les innovations sont nombreuses. Parfois, elles méritent de s'y attarder et parfois pas. C'est normal. L'important est que chacun s'y retrouve. Pour être sincère, je m'y perds un peu parfois et souvent dans ces cas là, je reviens à l'essentiel : jouer. Peu importe le matériel utilisé du moment qu'il sonne.
L'engouement pour les overnotes, je le comprends et j'en ai profité. Je m'en sers régulièrement depuis 2009 mais avec parcimonie. Je ne suis pas un adepte de la démultiplication de l'overnote.  Personnellement, j'ai la sensation que cela peu  rapidement dénaturer l'instrument au point de perdre tout son charme et sa singularité. C'est juste un ressenti personnel et une affaire de goût. C'est aussi probablement lié à mon style de jeu et de répertoire.

PR > Tu proposes des cours d'harmonicas? Des élèves de la région ?
GR > Je n'ai plus le temps de proposer des cours. Je fais parfois des journées d'initiation ou de perfectionnement dans ma région. Je ne suis pas certain d'être un bon pédagogue. J'en doute toujours... mais le doute est un très bon exercice.

PR > Cependant dans ton coin, ce n'est pas si facile de trouver un professeur. Rien ne t’oblige à donner des cours réguliers; si ça peut aider quelqu’un à démarrer ça peut être très ponctuel?…
GR > C'est vrai. D'ailleurs lorsque l'on me demande, je refuse rarement si je trouve un créneau. Avis aux amateurs sachant que mon approche est vraiment liée au ressenti. L'aspect théorique est plutôt secondaire chez moi même s'il est un passage obligé.

PR > Tu t'intéresses beaucoup à tout ce qui est effets, amplis, micros. Tu veux bien nous dire ce que tu utilises habituellement comme matériel ?
GR > Je ne suis pas un collectionneur mais, en 25 ans d'utilisation et selon les projets, j'ai testé beaucoup de configurations. Du micro casque des comédies musicales aux divers amplis en passant par le pré-amp en direct console, je n'ai jamais arrêté de changer et de revenir sur des config antérieures en les améliorant. J'imagine que chaque harmoniciste à ce type de comportement qui consiste à jouer assez léger à ses débuts au niveau matériel puis à  rechercher « Le » son amplifié (souvent introuvable tellement notre perception idéalise cette recherche) en accumulant effets, amplis,... Puis à revenir à des configurations plus simples. Un espèce de continuel va et vient.
Aujourd'hui, j'utilise un micro de chant posé sur pied ou tenu en mains pour les choses plus électro-acoustiques. Avec un groupe comme Mister Joss, j'utilise un ampli (fender blues junior, bassman, super reverb) selon les lieux et avec un micro vintage et sa capsule ancienne (Turner, Astatic,...). Il m'arrive d'utiliser quelques effets complémentaires comme Le Delay, Le flanger, etc.

PR > Tu sais lire le solfège?
GR > Je me suis mis au solfège bien après avoir maîtrisé les rudiments de l'harmo. J'avais besoin de mieux comprendre/appréhender l'écriture musicale. Je m'en sers peu lorsque je compose seul ou en groupe.

PR > Je t’ai rencontré à Bégrolles en Mauges, mais je ne te vois pas dans les rencontres autour de l'harmonica: Festivals, stages. C'est plus une question de manque de temps ? Ca ne te tente pas ? C'est un autre bon moyen de faire des contacts, se faire connaître de ceux qui parlent harmonica...
Guillaume en scèneGR > Le manque de temps est ma première explication valable. Lorsque je ne suis pas en concert moi-même, j'accueille des artistes au Théâtre ou je me déplace voir des spectacles en soirée. Le peu de temps qu'il me reste, je le consacre à ma famille et mes amis.
 Pour être honnête, les rencontres autour de l'harmonica ne sont pas une priorité dans ma démarche musicale. J'aimerais probablement y participer à petite dose.  Attention, j'admire et respecte énormément les passionnés de l'instrument qui fréquentent ces rendez-vous importants pour notre communauté d'harmonicistes. Je pense juste que je l'ai été mais, aujourd'hui, mes intérêts premiers ont changés ou évolués. Ma démarche n'est pas axée sur l'instrument en tant que tel même si mon histoire avec l'harmo relève quelque part de l'intime. Il  est avant tout pour moi un moyen de m'exprimer, de partager, de rencontrer, de créer avec d'autres musiciens. Je rejoins totalement JJ Milteau lorsqu'il le compare à une clé pour ouvrir des portes et croiser la route d'autres musiciens.

PR > Tu as fais combien de CD ?
GR > J'ai fait deux CD en mon nom, un CD avec la Compagnie Nuits Blanches pour l'opéra-rock " Faust " et deux albums avec Mister Joss " So Expected " et " Five ".

PR > T’arrives-t’il de participer à des CD d'autres groupes ? Faire du studio aussi ?
GR > J'ai enregistré en studio pour plusieurs artistes aux styles variés.
Les principaux sont : Christine Hélya (chanson française), Danielle Mainville (chanson québécoise), Thierry Jamard (chanson française), Laurent Deschamps (chanson pour enfants), Conduite d'airs (jazz), le Bruit qui pense (nouvelle chanson française), Guimoï (electro).
J'ai signé la bande instrumentale de " La dépouille de Narcisse " pour la Cie de danse Sébastien Perrault (ex-Pietragalla). Une expérience originale et très enrichissante.
Je devrais avoir d'autres collaborations à venir.

PR > Peux-tu nous parler de ton nouveau CD ? Même entrer dans les détails des morceaux si chacun à une histoire. Parfois on fait un morceau pour une raison donnée. 
GR > Mister Joss est un groupe à tendance blues qui existe depuis 2006 sous sa forme actuelle. Nous sommes un combo de cinq musiciens : Joël Sicard (guitare et voix lead), Olivier Delafuys (claviers), Samuel Tricot (basse) et Stéphane Tricot (batterie) et moi-même (harmonicas et voix lead)
Après un premier album qui a reçu de bons retours (So Expected - 2011), nous avons décidé de nous consacrer au travail scénique tout en y intégrant progressivement de nouvelles compositions. Logiquement, l'envie de proposer un opus illustrant la suite de l'aventure Mister Joss et son évolution musicale s'est imposée. Nous recherchions avant tout la qualité et l'homogénéité, l'histoire de bien dépeindre ou nous en sommes artistiquement. Nous avons donc choisi de sortir un 5 titres. Le CD étant plutôt un objet de Com pour relancer de l'activité qu'un objet de vente et rentable économiquement, ce format nous semblait plus adapté à notre démarche. Nous avons décidé de
Mister Jossl'appeler simplement Five.
Five comme 5 titres mais surtout Five comme 5 artistes proposant un EP construit collectivement et marquant une évolution sensible vers un blues plus soul, funk et rock. Comme pour le live, l'intention première est de mettre en lumière cette cohésion de groupe et ce bonheur intense de jouer notre musique. Mister Joss est un groupe d'aujourd'hui, moderne, et avant tout un groupe de scène. J'aime l'esprit de ce groupe. Nous travaillons toujours ensemble et personne n'essaie de tirer la couverture à soi. Je pense que cela explique notre longévité. Je suis très fier d'en faire partie.

PR > L’acronyme EP c’est pour ?
GR > Un LP (long play) est un album classique entre 8 et 12 titres ou +. L'EP est un CD faisant entre 4 et 6 titres qui se situe donc entre le SP (single Play – 2 titres) et le LP cité plus haut.

PR > Si tu me permets, votre longévité j’aurais aussi tendance à l’expliquer parce que vous êtes tous de très bons musiciens. J’ai vraiment été séduit quand je vous ai vu en vrai… Mais vous jouez surtout dans l’ouest ? 
GR > Merci du compliment que mes collègues sauront apprécier. Nous évitons d'analyser notre degré de compétence .  Il est certain que le " Live " étant très important pour nous, nous essayons d'être les plus affûtés possibles. C'est le fruit d'un travail collectif, d'une bonne ambiance et d'une envie commune. Il paraît que le groupe est assez énergique dans son ensemble. En effet, nous jouons surtout dans le grand ouest mais j'espère bien qu'avec la sortie de ce CD et les concerts à venir, les choses vont se décanter. A priori, cela en prend le chemin.

PR > On est souvent tenté de classer ou cantonner les musiciens dans des styles… Et toi ?
GR > Pas évident. Au delà de mes escapades dans la musique traditionnelle québécoise, le jazz, la chanson française ou encore l'électro, j'ai un socle plutôt ancré dans le blues au départ. J'ai appris et développé l'harmo via le Blues et plus tard je m'en suis sciemment éloigné pour mieux y revenir. Pour un instrumentiste, il est très important de s'ouvrir et de sortir de son instrument. Je trouve cela essentiel.

PR > Tu as des projets en cours ? Pas forcément liés à l'harmonica... 
GR > Continuer le mieux possible en parallèle mes deux activités professionnelles.
Du côté musical, ma priorité est le live. J'espère donc que Mister Joss pourra arpenter de belles scènes dans les temps à venir et défendre ce deuxième CD.  Nous travaillons déjà sur de nouvelles compositions et qui sait, un autre CD en 2016 ou plutôt 2017. J'ai aussi un projet en solo que j'essaie de travailler régulièrement mais le temps me manque. Enfin, je devrais intervenir en studio pour quelques artistes du grand ouest en 2015/2016.

PR > Merci Guillaume pour ton entretien. Bravo encore pour le dernier CD de votre groupe Mister Joss...Vivement que tes projets scéniques sur de plus en plus de belles scènes se réalisent partout en France, et à l'étranger... 

Références sur Internet

Guillaume Robin: http://g.robin.lesite.free.fr/

Mister Joss: http://misterjoss.fr/

YouTube: https://www.youtube.com/user/guiguiharmo

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